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La croissance de l’IA et l’inflation remodèlent les perspectives des marchés obligataires

Goldman Sachs Asset Management juge les rendements obligataires attractifs, mais appelle à la sélectivité alors que l’évolution de la politique monétaire, des prix de l’énergie et des risques de crédit liés à l’IA reste incertaine.

Goldman Sachs Asset Management estime que la récente hausse des rendements obligataires a renforcé l’attrait des titres à revenu fixe, tout en avertissant qu’un rebond généralisé et durable pourrait dépendre d’une baisse des prix de l’énergie ou d’un ralentissement de la croissance économique.

Les perspectives de la société pour le quatrième trimestre 2026, rapportées par am.gs.com, relient la progression des rendements à trois forces : le renforcement des anticipations de croissance porté par l’intelligence artificielle, le regain des pressions inflationnistes et une Réserve fédérale plus belliciste. Les rendements sont désormais jugés attractifs, mais l’intérêt des investissements n’est pas uniforme selon les marchés. Les différences entre les régions pourraient créer des opportunités là où les préoccupations locales ont poussé les prix trop loin dans une direction.

Cette analyse repose sur les informations de marché disponibles au 23 septembre 2026 et sur des données de septembre 2026 citées de Bloomberg, Goldman Sachs Asset Management et Barclays.

Taux et devises

Le virage de la Réserve fédérale vers des taux d’intérêt plus élevés est au cœur de la vision de la société. Goldman Sachs Asset Management s’attend à ce que le dollar américain bénéficie de cette orientation de politique monétaire, en particulier si les prix de l’énergie augmentent fortement dans le monde. La hausse des coûts de l’énergie pourrait accentuer l’écart entre les anticipations de taux d’intérêt aux États-Unis et celles observées ailleurs.

Une baisse des prix de l’énergie ne se traduira toutefois pas nécessairement par un net recul du dollar. La société estime que, dans ce scénario, les anticipations de taux d’intérêt hors des États-Unis pourraient diminuer davantage que les anticipations américaines, ce qui limiterait la baisse de la devise.

La dimension régionale du marché des taux est importante pour ces perspectives. Plutôt que de considérer les obligations mondiales comme une seule position, les investisseurs pourraient identifier les différences entre les pays et les marchés. De telles opportunités dépendent du fait que les craintes locales deviennent excessives et exigent également que les investisseurs évaluent si ces préoccupations sont justifiées par les conditions économiques et les politiques mises en œuvre.

Goldman Sachs Asset Management affirme que les obligations d’État et le crédit de haute qualité peuvent offrir une diversification si la forte croissance nominale commence à ralentir. Ce rôle est d’autant plus important que les valorisations des actifs plus risqués restent élevées et que l’incertitude est forte. La société considère également que la hausse des rendements réels contribue à créer un environnement de revenus attractif, avec des opportunités réparties dans l’ensemble du marché des titres à revenu fixe, et en particulier sur les marchés émergents.

L’IA crée des opportunités et des risques de crédit

Le développement de l’intelligence artificielle influence non seulement les entreprises technologiques, mais aussi la manière dont cette expansion est financée. Les prêts garantis par des puces constituent le dernier exemple en date de nouvelles structures de financement utilisées pour soutenir le développement rapide du secteur.

La société continue de considérer l’IA comme un thème de croissance à long terme, avec une importante marge de progression pour les investissements dans les infrastructures et pour les entreprises qui doivent démontrer leur capacité à générer des rendements. Dans le même temps, elle affirme que la vitesse et la nouveauté de cette expansion exigent une attention particulière aux risques de crédit émergents. De nouveaux dispositifs de financement pourraient créer des expositions qui n’ont pas encore été pleinement éprouvées dans diverses conditions économiques.

La sélection des titres revêt donc une importance particulière. Goldman Sachs Asset Management indique se concentrer sur les segments du crédit titrisé et du crédit investment grade où le rendement attendu est suffisant au regard des risques pris. L’adoption de l’IA pourrait créer des opportunités dans plusieurs segments du marché des titres à revenu fixe, mais la société ne considère pas qu’une exposition à ce thème soit automatiquement attractive.

Le contexte général du crédit appelle également à la retenue. Les spreads — le rendement supplémentaire que les investisseurs perçoivent pour détenir de la dette d’entreprise ou d’autres dettes non gouvernementales — sont décrits comme extrêmement faibles. Combinés à la hausse des taux d’intérêt et des prix de l’énergie, ces niveaux laissent moins de marge en cas de déception. La société estime que les investisseurs pourraient envisager de privilégier les emprunteurs les plus solides et d’éviter les émetteurs susceptibles de rencontrer des difficultés si les taux restent élevés pendant une période prolongée.

Dans le même temps, la poursuite de la résilience de la croissance mondiale pourrait faire d’un repli marqué du marché une occasion d’achat. Cette position établit un équilibre entre la prudence face aux valorisations actuelles et la volonté d’accroître l’exposition si les prix deviennent plus intéressants.

Les risques sur le marché obligataire

Ces perspectives n’éliminent pas les risques fondamentaux liés à l’investissement obligataire. Les prix des obligations évoluent généralement en sens inverse des taux d’intérêt, de sorte que de nouvelles hausses de taux peuvent réduire la valeur de marché des titres déjà détenus. Les émetteurs peuvent également manquer au paiement des intérêts ou au remboursement du principal, ce risque de crédit étant généralement plus important pour les obligations à haut rendement.

Les titres à taux flottant ou variable sont généralement moins sensibles aux mouvements de taux que les obligations à taux fixe, mais ils peuvent perdre de la valeur lorsque les taux n’évoluent pas comme prévu. Les investisseurs sont également exposés au risque de remboursement anticipé, lorsque la dette est remboursée plus tôt que prévu, ainsi qu’au risque de prolongation, lorsque le remboursement prend plus de temps.

Les investissements sur les marchés émergents et internationaux peuvent être moins liquides et plus volatils que les actifs des marchés développés. Ils peuvent être affectés par les fluctuations des taux de change, la réglementation, les conditions économiques, la politique, les évolutions sociales, les événements militaires, les problèmes environnementaux et les catastrophes naturelles. Les titres adossés à des créances hypothécaires et autres actifs comportent des risques supplémentaires liés aux défauts de paiement, aux taux d’intérêt, aux remboursements anticipés et aux prolongations. Les obligations municipales peuvent également être exposées aux risques de crédit et de taux d’intérêt, en particulier lorsque les portefeuilles sont concentrés sur certains émetteurs ou projets.

Goldman Sachs Asset Management précise que ce document est fourni à des fins éducatives et informatives et ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé ni une offre d’achat ou de vente de titres. Ses opinions peuvent évoluer, et les stratégies d’investissement dépendent des objectifs et de la situation de chaque investisseur. La société rappelle également que la performance d’un indice de référence ne garantit pas les résultats d’un portefeuille, car les titres détenus et la construction d’un portefeuille peuvent différer de ceux d’un indice.

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