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L’ONU approuve une projection cartographique fidèle de l’Afrique
Les Nations unies soutiennent officiellement une nouvelle carte du monde qui représente fidèlement la véritable superficie géographique de l’Afrique, remettant en question des siècles de distorsion cartographique.
Introduction
Dans une décision historique qui a suscité une attention internationale considérable, les Nations unies ont officiellement approuvé une nouvelle projection cartographique du monde représentant fidèlement la véritable superficie géographique de l’Afrique. Cette approbation historique s’attaque à un problème cartographique fondamental qui perdure depuis plus de quatre siècles : la sous-représentation systématique du continent africain sur la très répandue carte selon la projection de Mercator. Cette décision constitue non seulement un ajustement technique des normes cartographiques, mais aussi une correction symbolique et pratique d’une distorsion qui a influencé les perceptions mondiales, les débats géopolitiques et les systèmes éducatifs dans le monde entier.
Contexte historique : le problème de la projection de Mercator
Pour comprendre l’importance de la décision de l’ONU, il faut d’abord apprécier le contexte historique de la représentation cartographique. La projection de Mercator, mise au point par le cartographe flamand Gerardus Mercator en 1569, a dominé la cartographie occidentale pendant des siècles. Bien qu’innovante pour son époque et particulièrement utile pour la navigation, la projection de Mercator présente un défaut fondamental : elle déforme la taille des masses terrestres situées aux latitudes élevées tout en comprimant celles qui se trouvent près de l’équateur.
Cette caractéristique mathématique a entraîné une représentation visuelle profondément erronée de l’Afrique. Le continent, qui s’étend de part et d’autre de l’équateur et couvre une superficie importante dans les deux hémisphères, paraît considérablement plus petit sur les cartes de Mercator qu’il ne l’est en réalité. En réalité, l’Afrique couvre environ 11,7 millions de miles carrés, soit à peu près la superficie combinée des États-Unis, de la Chine, de l’Inde et du Japon. Pourtant, sur les projections classiques de Mercator, l’Afrique semble avoir à peu près la même taille que le Groenland, qui ne couvre que 836 000 miles carrés, soit environ un quatorzième de la superficie réelle de l’Afrique.
Cette distorsion cartographique a eu des conséquences considérables. Pendant des générations, les élèves, les décideurs politiques et le grand public ont intégré une perception fondamentalement inexacte de l’importance géographique de l’Afrique et de son poids relatif sur la scène mondiale. Cette sous-représentation visuelle a subtilement renforcé les hiérarchies héritées de l’époque coloniale et contribué à la marginalisation du continent africain dans la conscience mondiale.
L’essor des projections alternatives
Divers cartographes et spécialistes de la géographie préconisent depuis longtemps des projections alternatives représentant plus fidèlement les masses terrestres du monde. Parmi ces solutions, la projection de Gall-Peters, mise au point par James Gall en 1855 puis popularisée par Arno Peters dans les années 1970, offre une représentation plus exacte des superficies continentales. Contrairement à la projection de Mercator, la projection de Gall-Peters préserve les tailles relatives des masses terrestres, au prix d’une moindre précision directionnelle — un compromis raisonnable au service de la fidélité géographique.
D’autres solutions notables comprennent la projection de Robinson, qui tente d’équilibrer exactitude et esthétique, ainsi que la projection d’AuthaGraph, une innovation plus récente qui offre une précision sans précédent dans la représentation des superficies continentales tout en réduisant la distorsion globale. Chacune de ces alternatives a gagné des soutiens parmi les enseignants, les cartographes et les organisations internationales qui cherchent à assurer une représentation géographique plus équitable.
La volonté de réformer la cartographie a pris un essor particulier pendant les mouvements de décolonisation du XXe siècle, lorsque les nations africaines et leurs soutiens ont compris que même un élément apparemment neutre comme une projection cartographique pouvait avoir une portée idéologique. Le choix de la carte à afficher dans les salles de classe, les administrations et les espaces publics a commencé à être perçu comme une déclaration sur la manière dont une société valorise et perçoit les différentes régions du monde.
L’approbation de l’ONU : une victoire symbolique
Le soutien officiel des Nations unies à une projection cartographique plus fidèle constitue une reconnaissance institutionnelle importante de ces inégalités historiques. Cette approbation s’inscrit dans les efforts plus larges de la communauté internationale visant à promouvoir l’équité, la diffusion d’informations exactes et la reconnaissance de la place légitime de l’Afrique dans la conscience mondiale.
Cette décision revêt une portée symbolique qui dépasse largement la simple cartographie. Elle démontre l’engagement de l’ONU à examiner la manière dont l’information est présentée et la façon dont les représentations visuelles façonnent la compréhension du monde. En approuvant officiellement une carte plus fidèle, l’ONU envoie un message clair : toutes les nations et tous les continents méritent une représentation proportionnée et honnête, et la correction des distorsions historiques constitue une étape importante vers la construction d’un ordre international plus équitable.
Pour les nations africaines, cette approbation apporte une validation institutionnelle à leurs préoccupations de longue date concernant leur représentation erronée. Elle crée également une occasion de réformer l’éducation sur le continent et à l’échelle internationale, en permettant aux enseignants d’adopter des cartes qui accordent à l’Afrique la place géographique qui lui revient.
Conséquences pour l’éducation et la sensibilisation du public
Les conséquences pratiques de cette approbation de l’ONU pourraient être considérables, notamment dans le domaine de l’éducation. Les manuels scolaires, les atlas et les cartes de classe du monde entier ont perpétué la distorsion de Mercator pendant des générations. Avec le soutien de l’ONU, les établissements éducatifs disposent désormais d’une pression institutionnelle et d’une légitimité accrues pour passer à des représentations plus fidèles.
Ce changement pourrait avoir des effets significatifs sur la manière dont les élèves conçoivent la géographie mondiale et l’importance relative des différentes régions. Les élèves qui apprennent avec des cartes proportionnellement exactes développeront une perception plus réaliste de la superficie des continents et seront peut-être mieux à même de comprendre la répartition économique, politique et démographique mondiale. Pour les élèves africains en particulier, voir leur continent représenté à son véritable niveau d’échelle pourrait avoir des effets psychologiques et éducatifs bénéfiques, en renforçant sa place légitime dans les affaires mondiales.
Au-delà de la salle de classe, cette approbation a des implications pour la représentation médiatique, le débat public et la manière dont les organisations internationales communiquent les informations géographiques. Les médias, les groupes de réflexion et les organismes gouvernementaux subissent une pression sociale croissante pour utiliser des cartes plus fidèles. L’approbation de l’ONU apporte un soutien institutionnel à ces efforts et rend de plus en plus difficile pour les organisations de justifier la poursuite de l’utilisation de projections déformées.
Défis et résistances
Malgré l’approbation de l’ONU, des difficultés subsistent pour mettre en œuvre une réforme cartographique généralisée. La projection de Mercator est profondément ancrée dans les institutions. Les systèmes de navigation, les cartes marines et diverses applications techniques s’appuient depuis longtemps sur ses propriétés. Si les technologies modernes de GPS ont réduit la nécessité pratique des projections de Mercator pour la navigation, l’habitude de les utiliser persiste.
En outre, toutes les projections alternatives ne conviennent pas à tous les usages. Les différentes projections cartographiques optimisent des propriétés différentes : certaines préservent les superficies, d’autres les directions, tandis que d’autres encore cherchent à minimiser la distorsion globale. La « meilleure » projection dépend largement de l’utilisation prévue. Il n’existe pas de projection parfaite unique qui préserve simultanément toutes les propriétés géographiques, ce que certains avancent pour s’opposer à une transition rapide abandonnant Mercator.
Par ailleurs, la modification de normes établies exige une coordination entre de nombreux secteurs et institutions. Les éditeurs, les enseignants, les développeurs de logiciels et les gouvernements doivent tous effectuer la transition simultanément pour que la réforme soit complète. Ce défi de coordination, bien qu’il ne soit pas insurmontable, a historiquement ralenti l’adoption de projections alternatives.
Portée géopolitique et socio-économique
Au-delà des dimensions techniques et éducatives, la correction cartographique revêt une importance géopolitique. L’Afrique, avec ses vastes ressources naturelles, sa population croissante et son importance économique grandissante, mérite une représentation à la hauteur de son importance géographique et stratégique réelle. Des cartes exactes peuvent contribuer à un débat international et à une élaboration des politiques plus équilibrés.
Le continent, qui couvre environ 20 % des terres émergées de la planète, abrite plus de 1,4 milliard d’habitants et possède une richesse naturelle extraordinaire. Pourtant, les structures décisionnelles internationales n’ont souvent pas accordé à l’Afrique une influence proportionnelle. Si une carte ne peut à elle seule corriger ces déséquilibres, une représentation exacte constitue une condition préalable nécessaire à un engagement plus équitable.
En outre, l’approbation de l’ONU reflète des évolutions plus larges dans les rapports de force mondiaux. Alors que les nations africaines affirment davantage leur rôle dans les instances internationales et que les pays du Sud global réclament collectivement une représentation plus équitable au sein des institutions internationales, la réforme cartographique s’inscrit dans ce mouvement plus vaste visant à reconnaître les injustices historiques et à construire des systèmes plus équitables.
La question plus large de la représentation visuelle
La question cartographique soulève également des interrogations importantes sur la manière dont les représentations visuelles façonnent la réalité et les perceptions. À l’ère des médias, les images précèdent souvent les informations textuelles et les influencent. Les cartes sont particulièrement puissantes parce qu’elles semblent neutres et objectives : elles se contenteraient de « montrer » la réalité. Pourtant, comme les cartographes le savent depuis longtemps, toutes les cartes sont des projections, des sélections et des interprétations. Aucune carte ne peut représenter parfaitement la Terre sur une surface bidimensionnelle ; il faut choisir ce que l’on met en valeur et ce que l’on déforme.
Reconnaître cette vérité essentielle — à savoir que les cartes sont des représentations construites plutôt que des reflets objectifs de la réalité — permet aux lecteurs d’aborder toutes les représentations visuelles avec davantage d’esprit critique. Le choix de la projection cartographique n’est pas seulement technique ; il est fondamentalement politique et éthique. L’approbation de l’ONU reconnaît implicitement cette réalité.
Aller de l’avant : mise en œuvre et perspectives
La voie à suivre exige des efforts soutenus dans de nombreux secteurs. Les établissements éducatifs devraient progressivement adopter des projections cartographiques fidèles dans leurs programmes. Les maisons d’édition devraient actualiser leurs atlas et leurs ouvrages de référence. Les organismes gouvernementaux et les organisations internationales devraient utiliser des cartes exactes dans leurs communications officielles. Les entreprises technologiques devraient proposer des options permettant d’utiliser des projections cartographiques alternatives dans leurs services de cartographie.
Parallèlement, il faut s’efforcer d’informer le public sur les questions cartographiques et sur l’importance des projections. Beaucoup ignorent que les cartes déforment la réalité et ne connaissent pas les distorsions particulières des projections familières. Des campagnes d’information peuvent favoriser la compréhension et le soutien à la réforme cartographique.
En outre, la communauté internationale devrait continuer à examiner d’autres formes de distorsion et de représentation erronée dans la manière dont l’information est communiquée à l’échelle mondiale. La question cartographique n’est qu’un exemple parmi d’autres de la façon dont des systèmes de représentation établis peuvent perpétuer les inégalités.
Conclusion
L’approbation par les Nations unies d’une nouvelle carte du monde montrant l’Afrique à sa véritable échelle représente un moment important dans la longue histoire de la représentation cartographique et de l’équité internationale. Bien qu’apparemment technique, cette décision a de profondes implications pour l’éducation, la compréhension du public, le débat géopolitique et la reconnaissance symbolique de la place légitime de l’Afrique dans les affaires mondiales.
Cette approbation ne résout pas les défis complexes auxquels le continent africain ou le Sud global sont confrontés dans leur ensemble. Elle constitue toutefois une reconnaissance institutionnelle importante du fait que les distorsions historiques comptent et que leur correction participe à la construction d’un ordre mondial plus équitable. Elle apporte légitimité et dynamisme à la réforme éducative et démontre l’engagement de l’ONU à faire en sorte que même un élément aussi fondamental que la manière dont nous représentons le monde reflète les principes d’exactitude et d’équité.
À mesure que cette transition cartographique se déroulera, elle constituera une étude de cas sur la manière dont les institutions peuvent œuvrer à corriger les injustices historiques intégrées à des systèmes apparemment neutres. Elle nous rappelle que la lutte contre les inégalités mondiales exige de prêter attention aux détails — notamment aux cartes que nous choisissons de regarder.